Twilight State et Beyond : une étude psychologique en deux temps

Il y a bon nombre d’années, on m’avait parlé d’une femme dont l’ex-mari était en phase terminale. L’homme n’avait plus d’amis ni de famille, et allait se débrouiller seul sur son lit de mort. La femme avait fini par accueillir cet homme mourant — son ex! — chez elle et en avait pris soin jusqu’à sa mort. Ce geste rempli de compassion m’avait particulièrement touchée… et inspiré un scénario de drame psychologique.

Intitulé BEYOND, le scénario raconte la relation de Lauren, une adolescente vive de caractère, avec son père Louis, un schizophrène qu’elle n’a jamais réellement connu, vu l’état drogué en permanence du père depuis que sa fille est toute jeune. Un concours de circonstances tragique donnera la chance à Lauren de faire brièvement la connaissance de son “vrai” père.

Beyond a roulé sa bosse aux États-Unis et fait le tour du bloc plus d’une fois. Le scénario s’est, entre autres, placé en demi-finales du prestigieux concours américain Nicholl Fellowships in Screenwriting parrainé par AMPAS (l’organisme des Oscars) et un des seuls concours pouvant vous permettre, parfois, d’entrouvrir la porte d’une agence d’artistes comme CAA et de vous y mériter une lecture — tel qu’il en fut le cas pour Beyond. L’analyste de CAA, qui avait vu du potentiel dans mon projet, m’avait généreusement fait parvenir ses observations (communément appelé “coverage”), chose peu coutume et qui fut fort appréciée.

Au fil des ans, le scénario de Beyond fut réécrit à plusieurs reprises et dans diverses circonstances. Il a connu plus d’un faux départ, mais juste assez d’intérêt et d’encouragements pour m’inciter à ne pas abandonner le projet (et me torturer un peu, question de faire d’une pierre, deux coups).

Je compte bientôt réécrire à nouveau cette petite histoire avec l’objectif de, un de ces jours, la produire sur un micro-budget. Non, ça n’a rien à voir avec le nouveau programme de Téléfilm. Mais bien plus, en fait, avec la philosophie d’Edward Burns, que j’étudie depuis la sortie de son premier long-métrage THE BROTHERS MCMULLEN en 1995, film qui a fait connaître sa débrouillardise. Ce cinéaste partage ses méthodes et ses trucs depuis ses tout débuts, jadis en entrevues, et maintenant bien activement via les média sociaux. Un gros merci pour cette éducation inspirante, M. Burns!

Mais produire Beyond ne se fera pas du jour au lendemain. Et il s’agira même, en fait, de la deuxième partie de mon projet. Je suis en train de peaufiner un court scénario inspiré de Beyond, mais dont l’histoire est indépendante et autonome. Intitulé TWILIGHT STATE, le court mettra en scène les personnages de Lauren et de Louis.

Outre mon intérêt véritable pour la version courte de cette relation père-fille, j’espère également, d’une part, trouver les comédiens qui joueront ces rôles à la fois dans le court et le long et, d’autre part, capter l’essence de la relation entre le père et la fille, illustrer le jeu, l’atmosphère, la direction artistique, etc, du long-métrage à venir. Un court qui agira, en quelque sorte, de “sizzle reel”.

Voilà donc un des projets qui m’habitent ces temps-ci.

Tournage du court Twilight State prévu pour l’automne 2014/hiver 2015.

Advertisements

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s